Illustration par Sarah Joannette

Ferveur(s)

À l’essai sur une prémisse nietzschéenne des ateliers d’épanouissement spirituel Jésus, la théorie radicale la gauche des accommodements et celle du laïcat.

Atelier de «lieux communs», l’essai littéraire s’écrit à partir de fragments culturels critiqués, réorganisés, remis en mouvement, et son écriture à intensités variables engendre à son tour des idées mémorables, arguments frappés en images, objets citables offerts à l’avenir de la lecture.
— Marielle Macé, Figures de savoir et tempo de l’essai

 
 

On est en plein hiver. Le calendrier marquera bientôt le funeste premier anniversaire des attentats à Charlie Hebdo. Pour vous situer, les médias en sont à couvrir l’arrivée des réfugiés syriens au Canada, dans la foulée des événements cruciaux qui préoccupent aux quatre coins du monde.

Le commis du kiosque à journaux s’interrompt, quitte son poste à la caisse et se rend furieusement dans la rangée des cartes de souhaits. Une carte à batteries laisse entendre sa mélodie depuis une demi-heure; il vient de décider que ça va faire. «Noël, ça commence à me rendre violent!» qu’il dit aux clients qui lui ont gentiment laissé l’occasion d’aller refermer la carte. Certains sourient. À ceux-là, il parle de Die Hard, il dit que c’est un film de Noël même s’il est violent. Les «bip» que font les codes barres censurent son «Yippee-ki-yay, motherfucker». La radio crache des histoires de terrorisme en même temps que le Bruce Willis du commis.

Dehors, des sussurations d’urbanistes laissent courir des rumeurs à propos du verre miroitant plaqué sur les édifices, les pièges de cristal de Montréal. Paraîtrait que c’est pour qu’on y voit les reflets des monts et des carrefours aux noms de saints, qu’on oublie les tours kafkaïennes, qu’on méprenne leurs portes tournantes pour des axes de symétrie.

 

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Ce que je remarque surtout, c’est que les gens qui ont la parole en ondes, quand il s’agit des questions sur la radicalisation ou la violence religieuse, ne sont que très rarement des expert.e.s en radicalisation, en théologie, en anthropologie ou en sciences des religions. «De manière générale, les médias ont cherché des réponses du côté des services de renseignements, des différents corps policiers, des spécialistes en politique internationale et en santé mentale… Il est bien étrange, cependant, qu’on ne fasse pas appel aux spécialistes en sciences des religions, à ceux qui s’adonnent à l’étude du phénomène religieux de manière critique» indique André Gagné, professeur agrégé en sciences des religions et études théologiques, et l’auteur de «Des textes sacrés explosifs. Incitation à la violence et à la radicalisation?».

Au Newman Institute de l’Université McGill, des théologien.ne.s et des philosophes à l’œuvre n’attendent que ça, se faire approcher par les médias pour se prononcer sur ces questions sensibles. Les chercheurs de l’Institut m’indiquent que oui, certains d’entre eux – surtout ceux qui se spécialisent en éthique – ont été approchés par des journalistes pour faire état de certaines situations à caractère idéologique ayant trait aux actualités de 2015, mais que plus souvent qu’autrement, on n’attendait pas d’eux une présentation approfondie: les grandes lignes seulement. Les médias, comme plusieurs d’entre nous, adoptent toujours aujourd’hui la prémisse nietzschéenne qu’introduisait dans le grand public le fameux numéro du Time d’avril 1966. Dans ce numéro, les théologiens et les philosophes furent les premiers convoqués pour aborder l’avènement de la sécularité, le déclin de la chrétienté en Amérique, le point de rupture où l’agnosticisme gagnait sans cesse des «adeptes», ceux-là mêmes qui essayaient le désormais cliché: «je ne suis pas religieuse, je suis spirituelle».

 

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«A-t-on tué Dieu?» partout dans 1966, de plein fouet dans 1966. À Canterbury, on crée la commission anglicano-catholique; c’est un compromis, je vous le dis. Dans les salons états-uniens, Kirk et Spock sont jaunes et bleus. L’auditoire de Star Trek, en attendant la paix, manifeste contre la militarisation au Viêt Nam, contre les intermédiaires entre le coeur et le divin, noie sa peine dans la science fiction mais oublie que Kirk et Spock portent pourtant des uniformes différents.

C’est à peu près à ce moment que ma grand-mère pense qu’elle veut sortir la religion de sa vie, que l’Église-à-inventer-des-pêchés lui a gâché sa jeunesse, et elle finit par cesser de pratiquer et s’inscrire à des ateliers d’épanouissement spirituel. J’ai toujours hautement considéré son expérience personnelle, puisqu’elle est avant tout plurielle et typiquement émancipatoire, dans le contexte de l’époque. La multitude d’épiphanies du genre qui se vit dans la province enclenche l’évincement de la perspective théologique de la tribune médiatique.

En 1966, des accouplements d’ions font «tic» entre le tapis et le linoléum, les familles nucléaires jouent à Narcisse, assises en Indien devant le verre dépoli des téléviseurs; les enfants y voient la couleur—peau—pour la première fois.

 

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À ce jour, les choix narratifs dans les communications médiatiques au Québec reflètent plutôt bien la perte générale de confiance en l’Église, entre autres dû aux vues des innombrables scandales d’abus sexuels commis par le clergé; c’est l’anticléricalisme. Il faut admettre que nous n’avons pas le bagage historique idéal pour faire de la théologie une priorité dans nos débats de société, qui gravitent pourtant autour d’accommodements raisonnables, de chartes, d’immigration.

Lorsque le public se désintéresse d’une perspective, il n’y a que ceux qui la valorisent qui peuvent vraiment changer la donne et tenter la revitalisation de leur discipline aux yeux de qui la méconnaît. «Dans notre monde, c’est mal vu d’apporter un regard critique sur la religion», amène André Gagné. Il co-anime une baladodiffusion dans laquelle il s’exprime sur la violence religieuse et la radicalisation, ainsi que sur les dynamiques d’identités de groupes, quelques-uns de ses champs d’expertise. Incidemment, l’idéologie religieuse est une partie intégrante de la conversation académique. Les spécialistes en études théologiques et en sciences des religions invitent les citoyen.ne.s à contempler de façon éclairée et critique la notion de multiculturalisme afin d’admettre à nouveau la religiosité dans leur paysage culturel. Surtout, il ne faut pas oublier de prendre position.

Lorsque le public se désintéresse d’une perspective, il n’y a que ceux qui la valorisent qui peuvent vraiment changer la donne et tenter la revitalisation de leur discipline aux yeux de qui la méconnaît.

Justement, par les temps qui courent, on observe une tendance, chez les chercheurs occidentaux, à s’adonner à une forme d’introspection, c’est-à-dire à une revisitation des tropes de la tradition judéo-chrétienne pour en tirer une historicité de la violence. Les exégètes de tradition judéo-chrétienne, par exemple, mettent de plus en plus de l’avant des extraits violents de la Bible dans leurs argumentaires. Cela démontre une conscience accrue des implications violentes contenues dans les écrits dits sacrés: la Bible contient effectivement des situations, des figures de style et des images violentes. Paul Verhoeven, le réalisateur de Robocop, dépeint dans son dernier ouvrage Jésus de Nazareth comme un pur radical. Lorsque je demande aux professeurs de théologie s’ils considèrent sérieusement cet ouvrage, ils me répondent: «absolument!» Verhoeven fait partie de la société du Jésus historique, et sa théorie du Jésus radical est tout à fait pertinente, comme l’ont été avant elle les théories du Jésus désenchanté, raciste, misogyne… Dans un texte des évangiles, Jésus admet même qu’il sera l’objet de conflits. Il ne fait nul doute qu’il existe une relation intime entre la religiosité et la violence, autrement dit entre la violence et le sacré. «Il est étrange qu’on ne tolère guère la critique des pratiques et croyances des minorités religieuses—et pourtant, le regard critique sur la tradition chrétienne est bien accepté, et avec raison !», ajoute André Gagné.

Par les temps qui courent, on observe une tendance, chez les chercheurs occidentaux, à s’adonner à une forme d’introspection, c’est-à-dire à une revisitation des tropes de la tradition judéo-chrétienne pour en tirer une historicité de la violence.

Je ne vous apprends rien en soulignant que certains fondamentalistes, extrémistes ou radicaux interprètent littéralement les écrits dits sacrés. Du côté du christianisme, un exemple des plus sordides de ce genre de «réponse du lecteur» est le drame survenu dans un centre de planification familiale du Colorado. Le tireur, que je qualifierais nommément comme étant de l’aile radicale droite, de celle qui «majore le pouvoir du lecteur dans l’acte de lecture et se désintéresse du contexte historique d’énonciation du texte» (tiré de L’exégèse biblique à l’heure du lecteur), fait partie de ces gens qui considèrent la Bible comme un incitatif à la violence, écartant de leur herméneutique toute notion de design littéraire et donc de lectorat implicite ou de temporalité affective des récits.

«Il faut l’assumer, quand une religion baigne historiquement dans la violence», avance André Gagné lorsque nous abordons cet incident. «C’est le premier pas à faire pour tenter une diplomatie honnête».

Alors, quels seront les choix lexicologiques de la classe dominante, une fois son auto-critique terminée, dans son discours sur la réalité de «la figure d’altérité pour l’Occident capitaliste et néolibéral», (pour citer L’Inconvénient dans son numéro consacré à l’Islam)?

«Il faudrait éviter de faire de la culpabilité une pathologie. Tout discours est situé. En ce moment, certains construisent une image de l’Autre absolu dont il est question chez Edward Said pour se garder de dénoncer la violence religieuse parce que celle-ci vient actuellement de l’Islam—même s’il s’agit d’une de ses manifestations extrémistes—, ce qui peut être lu comme une excuse du terrorisme», me répond André Gagné lorsque je lui parle de la relation entre la critique que nous venons de faire sur le caractère religieux des actes criminels posés à la clinique de planification familiale et du malaise qu’engendreront invariablement les critiques sur le caractère religieux des actes terroristes commis en lien avec la réforme islamique.

 

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En répondant à la provocation éthique d’autrui, on le manque toujours à nouveau, on recouvre inévitablement l’urgence de son appel par une construction de sens totalisante.
— Michel Vanni

 

Dans les années quatre-vingt-dix, les narratologues ont grandement bénéficié des travaux scientifiques sur les neurones miroirs pour fixer leurs débats concernant l’empathie face aux textualités et aux figures d’altérité. Pour plusieurs occidentaux, l’Autre (l’étranger) est toujours un autre raconté. Je vous propose de faire l’exercice d’examiner les propos sur le Moyen-Orient dans les médias. Vous pouvez faire la relation entre ce qui est raconté par la classe dominante et ce qui est raconté par les groupes marginalisés. En outre, avance Antonio Rodriguez, auteur d’essais scientifiques sur l’importance de l’empathie dans l’acte de lecture et sur les phénomènes cognitifs impliqués dans la lecture, des orientations concomitantes avec des systèmes de valeurs ou des logiques de l’action peuvent être guidées par certains personnages ou par des points de vues présentés dans un écrit. «C’est pourquoi il est préférable de dire que nous sommes empathiques face à un texte, car c’est “l’Autre” le plus concret de l’activité littéraire qui ne peut être réduit à un simple objet, dans la mesure où il est un “objet intentionnel”».

À la lumière de ces considérations et en réaction aux fluctuations de ce qui est conté, on assiste à un schisme au sein même de l’aile gauche lorsque sont abordées des questions d’altérité. On ira même jusqu’à parler des deux gauches (dans le contexte bien particulier de la France, on a entendu parler de la gauche des accommodements et de la gauche du laïcat). Il y a un groupe de gens qui va ressentir une forte empathie envers l’autre, parfois même partager ses valeurs et chercher à l’accommoder, mais jamais à l’assimiler. Effectivement, à gauche, on se tourne vers une rhétorique du «je comprends les revendications de l’autre mais je n’ai pas acquis le droit de me prononcer sur sa culture». Vous voyez le bouquet de bonnes intentions derrière ces raisonnements, qui témoignent d’un désir sincère de connecter. Ce sont des initiatives louables, mais elles laissent un silence dans la conversation, là où l’autre gauche aimerait voir surgir la critique. L’empathie, en plus de compter parmi les principales prescriptions de toutes les religions du monde, fait partie de nos critères pour définir une «bonne personne». Ainsi, toute personne faisant preuve d’empathie à la lecture de textes ou à l’écoute d’un témoignage lit et écoute, donc, ne passe pas encore à l’acte de critique de l’autre, mais se confirme en tant que personne bien intentionnée.

Le philosophe Alain Badiou représente tout à fait bien le lecteur empathique que je décris plus haut: dans son dernier essai, Notre mal vient de plus loin. Penser les tueries du 13 novembre, il appelle à trouver une alternative idéologique au capitalisme. Il fait exactement ce dont il était question plus tôt: une introspection, une révision de l’histoire du soi qui met d’abord de l’avant les titubations du système idéologique mis en place au sein de la classe dominante. La critique advient en premier lieu chez soi, l’appel au changement de paradigme s’opère en soi. Badiou critique la proposition d’inclusion résignée de l’autre dans le dispositif consommateur existant. C’est une critique importante qui se retrouve dans les argumentaires de nombre d’autre penseurs de gauche: Arun Kundnani, spécialiste des dynamiques de surveillance, de l’extrémisme et de l’Islamophobie, déplore qu’on n’invite pas les jeunes qui se tournent vers l’extrémisme religieux à échanger et débattre dans les mosquées mais qu’on favorise plutôt l’approche de dénonciation. Comme Badiou, il relève qu’on les invite de préférence à démontrer leur loyauté envers les valeurs occidentales (patriotisme, consumérisme…). Kundnani s’attriste de la dynamique d’évitement qui s’opère lorsqu’il est question de radicalisme : aux États-Unis, par exemple, plusieurs croient que la meilleure façon d’éradiquer la violence terroriste est d’éradiquer la circulation d’idées radicales. Au contraire, Kundnani souligne que l’histoire du terrorisme, qu’il enseigne à la New York University, tend à infirmer le bien-fondé de ce raisonnement : le développement et la mise en place d’initiatives communautaires servant à s’engager dans des conversations à propos d’identité et de religion, de radicalisation s’il le faut, tend à contrer avec succès les excès de violence chez les croyants aux États-Unis et en Angleterre, selon les recensements faits dans les communautés où on en a fait l’essai.

Cependant, l’entrée en scène des termes «islamophobe» et «orientaliste» fait office de confortations dans la démarche de qui désire s’abstenir d’aborder le sujet du religieux en public. Pour l’essayiste Pascal Bruckner, l’usage de ces qualificatifs, c’est aussi la création d’un «… objet inaccessible à la critique, sous peine de poursuites» qui devient «le nouvel instrument de propagation du fondamentalisme qui s’avance masqué, drapé dans les atours de la victime» (extrait de «L’islam doit être critiqué» pour Le Monde). La militante politique québécoise Djemila Benhabib faisait valoir à l’occasion de la sortie de son essai Après Charlie que «la liberté d’expression se mesure autant par ce que l’on dit que par ce que l’on ne dit pas. Parce que ce que l’on ne dit pas, on choisit de ne pas le dire. Ce sont ces omissions, ces petites lâchetés qui caractérisent les médias qui ont fait que l’équipe de Charlie a été isolée et d’abord politiquement assassinée (avant que ne) soit commis cet horrible attentat».

Le développement et la mise en place d’initiatives communautaires servant à s’engager dans des conversations à propos d’identité et de religion, de radicalisation s’il le faut, tend à contrer avec succès les excès de violence chez les croyants aux États-Unis et en Angleterre, selon les recensements faits dans les communautés où on en a fait l’essai.

Il devient compliqué de créer des espaces pour converser sur la violence religieuse, donc, à la fois de façon compréhensive et critique. Une chose est certaine cependant, c’est que l’éducation sur le pluralisme est incontournable et doit prendre de l’importance dans notre système scolaire. Dans la sphère politique, le choix des mots de nos représentants des divers ministères est primordial lorsque l’on aborde la question de la violence religieuse, car ce sont ces mots qui infuseront nos remous médiatiques et qui feront le goût du jour. Ainsi, les ministres devraient s’informer auprès des experts habituels tout en réintégrant la perspective théologique dans l’horizon séculier, de façon à bien identifier les phénomènes auxquels les Québécois font face, car il ne s’agit pas ici de réalités mutuellement exclusives. Il faut de toute urgence aborder les appels à l’empathie, les équivocations et autres sophismes qu’État Islamique présente dans sa campagne de recrutement car ces stratégies narratives présentent un certain attrait auprès des jeunes Québécois qui se sentent lésés dans le système en place et qui cherchent à contribuer différemment (comme on a pu l’observer dans la périphérie du Cégep de Maisonneuve). Benoît Chantre, chercheur et éditeur dont les intérêts se situent entre autres au niveau de la mimétique et de l’anthropologie religieuse, suggérait il y a peu sur les ondes de France Culture que la solution à la crise de nature religieuse que l’on vit présentement en Occident serait politique, que ce serait au politique de mieux comprendre et entendre la dimension religieuse. Selon Chantre, idéalement, la laïcité, ou la distinction entre le politique et le religieux, se devrait d’être une installation «au service des conversations civiques menées sur le spirituel». Qu’en dites-vous?

 

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«Les problèmes ont vraiment commencé pour moi après les attentats du 11 septembre 2001» me raconte Safia, dont le père est musulman et la mère, Québécoise d’origine, s’est convertie.

Premier principe de la laïcité: la liberté de croire ou de ne pas croire, de se convertir et de s’exprimer publiquement sur ses convictions.

De son expérience, c’est vraiment une fois que George W. Bush a parlé d’Axe du Mal que le racisme et l’intolérance sont entrés dans sa vie de façon cruciale et irréversible. 2001 actualise pour plusieurs minorités visibles des histoires et des paraboles millénaires dans lesquelles les identités victimaires habitent des boucs dont on tapoterait solennellement la tête. On crée six ans plus tard la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles.

Second principe de la laïcité: la neutralité de l’État.

Aujourd’hui, parmi les consoeurs de Safia, plusieurs femmes (Yasmine, Reina, Karine…) aux parcours semblables se prononcent de façon créative dans les médias de masse autant que dans les événements contre-culturels : leurs identités, leur sexualité, leurs croyances sont celles de personnes responsabilisées qui rejettent les dictats et les modèles proposés par la société de consommation—à l’histoire intrinsèquement mêlée à celle du colonialisme—telle qu’elle se manifeste à elles. Elles critiquent les groupes qui perpétuent les violences faites au femmes, aux enfants et aux homosexuels. Leurs apports stimulent la création d’observatoires et d’aménagements réservés aux conversations sérieuses sur la foi.

Dernier principe de la laïcité: la fraternité.