La violence économique — Une infinité de données

Notre conception de la violence devrait-elle inclure certaines décisions économiques très contraignantes? — Quel usage fait-on des données qui sont aujourd’hui constamment stockées grâce au «big data»?

La violence économique se retrouve très souvent, à différents degrés, au centre de nos décisions économiques, mais elle demeure difficile à percevoir. Elle se manifeste de plusieurs façons, allant de situations simples comme le manque d’information lors de l’achat d’une automobile à des situations plus tragiques telles les conditions de travail qui peuvent, encore aujourd’hui, frôler l’esclavagisme. En première partie de cet Entretien À l’essai, l’équipe reçoit un de ses collaborateurs, l’économiste Ianik Marcil, pour discuter de son essai sur le sujet. Il est question, en dernière analyse, de la grande portée éthique de chacun de nos choix économiques.

 

À l’ère des médias sociaux et de la géolocalisation cellulaire, les lieux et les gens qu’on fréquente ainsi que nos états d’âme sont stockés en données et conservés par les gouvernements et les entreprises. Paru dans l’édition de mai/juin 2013 de la revue américaine Foreign Affairs, l’essai «The Rise of Big Data»—écrit par les spécialistes Kenneth Neil Cukier et Viktor Mayer-Schoenberger—est la base de notre discussion colorée avec un autre spécialiste en la matière: André Mondoux, professeur à l’École des médias de l’Université du Québec à Montréal.