Trois étoiles et demie

À l’essai sur la portée du regard critique Michel Houellebecq et l’élémentarisme le discours cristallisé les bienfaits de la « négativité ».

Critique n. Personne qui souhaiterait fortement plaire, car personne ne cherche à lui plaire.
— Ambrose Bierce, Le dictionnaire du Diable

 

 

À en lire les journaux, rares sont les mauvais livres qui frappent les tablettes de nos librairies par les temps qui courent. En quelques phrases on encense la prose, on salue l’audace et on résume un récit effarant. Puis la minuscule section consacrée à la littérature est publiée, le verdict tombe : trois étoiles et demie! Et on applaudit. Et on note dans le calepin. Et on partage sur les réseaux sociaux. Et l’éditeur en fait de nombreux bandeaux rouges, au bonheur des libraires qui pourront se battre avec ces bouts de papier pour en faire une belle pile sur le cube où se retrouve les trois étoiles et demie des semaines précédentes. Tout le monde est heureux dans le meilleur des mondes. Avec un peu de chance, peut-être aurons-nous droit au plus récent coup de coeur littéraire de notre humoriste préféré dans les pages de notre quotidien favori, samedi prochain. Une pleine page à part de ça, photo couleur comprise. Alors où est le problème? À quoi sert la critique sinon à cela : amener les gens en librairie, les ouvrir aux fastes horizons de la littérature à coup de bons mots?

À bien d’autres choses, peut-être. Sûrement. J’espère.

La critique vise le discernement d’une oeuvre, au-delà de l’appréciation. Elle dissèque le bon du mauvais, elle cerne la portée du texte, son propos, ses forces comme ses faiblesses, son intertexte et l’expérience de lecture qui en découle. Car oui le livre est fait de papier, mais le critique se doit de commenter le côté expérimental de la lecture pour rendre compte de l’expérience totale qu’est la littérature. La somme de cette liste, qui est tout sauf exhaustive, se solde par un papier souvent nuancé sur une oeuvre; un texte qui fuit la complaisance. Là se trouve l’essence même de la critique. Elle doit, dans un premier temps, se positionner vis-à-vis du livre en question, mais aussi par rapport à l’intégralité de l’oeuvre de l’auteur, si oeuvre il y a. Pour que finalement, au fil de ses textes, le critique défende une vision de la littérature qui lui est propre. C’est celle-ci qui orientera par la suite le lecteur pour que ce dernier sache se positionner d’abord vis-à-vis de la critique qu’il lit et ensuite du livre critiqué.

J’ai la fâcheuse impression qu’on se vautre quelque part entre l’appréciation mielleuse et le billet d’humeur, qu’on favorise les entrevues aux critiques de fonds, ainsi que les vedettes aux critiques eux-mêmes.

En tentant rapidement ici d’écrire les grandes lignes du rôle de la critique et de sa nécessité, je vise simplement à poser la question : quel espace pour la critique littéraire? J’irais même plus loin : quel espace pour la critique négative? Alors que le monde de la critique est bousculé par l’éclatement des frontières et la déferlante d’opinions que la «webification» des communications amène, et qu’au même moment l’institution du journal papier entre dans une danse macabre avec son avenir, la diversification et l’abondance de critiques littéraires font en sorte qu’il est de plus en plus difficile de mettre la main sur des lignes critiques claires. J’ai la fâcheuse impression qu’on se vautre quelque part entre l’appréciation mielleuse et le billet d’humeur, qu’on favorise les entrevues aux critiques de fonds, ainsi que les vedettes aux critiques eux-mêmes. Dans un récent billet, la blogueuse Catherine Voyer-Léger abondait dans le même sens:

«Les prescripteurs sont le fruit de cette démocratisation mal comprise. Ils peuvent être n’importe qui : des quidams, mais surtout des personnalités publiques et, parfois, des gens qui font carrière dans le journalisme littéraire. Parfois… Il faut bien constater que les critiques professionnels disparaissent du portrait médiatique, particulièrement à la radio et à la télévision.»

Si l’abondance de textes critiques littéraires, une bonne chose en soi, rime avec la «déprofessionalisation» de cette même critique, force est de se demander : vers quel mur se dirige-t-on? C’est avec cette idée en tête que ce texte prend forme. Je tente d’abord de démontrer le glissement de l’espace critique au Québec, pour ensuite aborder l’épineuse question de la critique négative. Je conclus en tissant des ponts entre les conséquences d’une critique forte dans un écosystème culturel et l’importance de la dissension dans le vivre ensemble. « Bonne chance le grand! » vous dites-vous? Je sais.

 

Peau de chagrin

Le livre vaut-il le glaive,
la discussion vaut-elle l’action?
— Honoré de Balzac, La Peau de chagrin

Alors que les blogues culturels et littéraires foisonnent sur la toile, le contraire s’opère dans les pages des journaux papier aux quatre coins du continent. En entrevue sur les ondes de CIBL, Jean-François Nadeau, alors directeur des pages culturelles du Devoir, m’expliquait que les pages littéraires rapetissaient comme peau de chagrin partout en Amérique du Nord. Il liait ce phénomène à un contexte économique bien précis se divisant en deux grandes crises. D’abord, l’effondrement de l’industrie automobile d’il y a quelques années, alors qu’un tiers des revenus des grands journaux provenaient de cette même industrie. Du coup, ce sont les cahiers plus marginaux, dit Nadeau, qui ont commencé à disparaître des publications papier. Une autre crise a aussi durement touché les revenus de ces institutions : celle des petites annonces. Depuis l’avènement de sites comme LesPacs ou encore Kijiji, qui débourse pour annoncer qu’il cherche preneur pour sa Tercel 1998? La désertification des petites annonces par ses usagers a été un autre gros coup pour les journaux papier. Même si cette situation peut paraître anodine, Nadeau explique qu’il s’agissait d’une des parties les plus payantes des journaux puisque les lignes de textes dans cette section étaient les plus rentables.

Bon, l’espace critique littéraire se réduit dans les journaux et explose sur la toile. Du pareil au même, pensez-vous? Eh bien non. Ô non. D’un côté se trouvent des gens pour qui critiquer l’objet littéraire est la profession. Ils écrivent dans les pages d’un quotidien à grand tirage, sont rémunérés au papier et doivent gérer les aléas des dernières restructurations de ces vénérables institutions. Bref, une espèce en voie de disparition.

De l’autre côté se trouvent les critiques amateurs, à la tête de blogues personnels, parfois coopératifs. Ces critiques sont souvent des passionnées. Qu’ils critiquent à temps perdu ou à temps plein, ils le font simplement pour prendre part à cette discussion culturelle, pour le plaisir de partager, tout simplement. Aucune rémunération au bout du compte, si ce n’est que quelques gratuités ça et là.

Quelle est la grande différence entre ces deux types de critiques? Certains vous diront que la toile offre un endroit magnifique pour se faire les dents, pour commencer. À cela Catherine Lalonde, responsable du cahier Livre au Devoir, me répondait en entrevue radio que le web avait cela de bon, que d’amener des gens à l’exercice critique, mais qu’il s’agissait ici d’un espace aux frontières élastiques, un lieu de tous les possibles et où les contraintes se font rares. L’exercice critique est différent lorsqu’on l’exerce au sein d’un journal reconnu, avec les contraintes d’espace, mais surtout avec le poids de l’institution sur les épaules. C’est donc dire que les gens ne lisent pas la critique de telle personne, mais bien la critique de tel quotidien.

Y a-t-il donc une limite à l’émancipation critique sur les internets? Prenons un instant pour dresser un rapide portrait de cette critique web émergente. Au fil des ans, certains de ses blogues sont devenus incontournables. Des endroits où la culture émergente a trouvé sa niche. On n’a qu’à penser à Nightlife, Ma mère était hipster ou encore la Bible urbaine. Il y a aussi ces blogues strictement littéraires et personnels comme le Passe-mot de Venise Landry ou encore Livresquement boulimique de Yannick Ollassa. Ou encore La recrue du mois, qui critique uniquement les premiers romans. Au-delà du quidam qui s’ouvre une page pour commenter ses lectures personnelles, ces sites ont su, au fil du temps, se bâtir une crédibilité grâce à une constance et une rigueur qui est tout en leur honneur. Perdurer sur une toile où l’éphémère règne, chapeau.

Aussi, il serait dommage de passer sous le silence les cahiers critiques d’une grande qualité qu’on retrouve dans les revues telles Lettres Québécoises ou encore Liberté. Mais je ne choquerai personne ici en affirmant qu’il s’agit de publications pour les initiés : on n’a pas le mandat de démocratisation culturelle que peuvent avoir nos grands quotidiens. De plus, la portée de ses revues reste assez marginale au Québec. Leur lecteur est choyé, c’est vrai, mais surtout conquis d’avance.

Je me demande si nous ne sommes pas en train de diluer la voix critique, d’en perdre son sens et surtout, sa légitimité.

Il est clair que la littérature doit se réjouir de voir une pluralité d’opinions littéraires pulluler dans ces nouveaux médias. Par contre, je me demande si nous ne sommes pas en train de diluer la voix critique, d’en perdre son sens et surtout, sa légitimité. Parce que la critique se retrouve ici entre deux mondes. D’un côté, une critique professionnelle qui rétrécit d’année en année, et de l’autre, une critique amateure qui ne cesse d’augmenter sur la toile. Dans cette jungle d’opinions littéraires, le filon critique s’allonge, s’élargit, certes, mais il devient d’autant plus vaporeux, et perd en substance. Peut-être que l’éclatement de cette critique est la raison même pour laquelle celle-ci sombre trop souvent dans l’appréciation qu’autre chose. Bref, peut-être que ceci explique cela. Alors qu’on considère la crédibilité critique inatteignable sans l’aval de l’institution établie, on se vautre dans le coup de coeur plutôt que dans le coup de masse, dans les plates-bandes de l’encensement. C’est une critique présente, j’en conviens, mais frileuse.

 

Je t’aime… moi non plus

Je n’ai aucune prétention
à être moi-même.
— Serge Gainsbourg

Un long détour, vous dites-vous, pour en arriver à la critique négative? C’est un chemin nécessaire pour comprendre l’espace qu’elle occupe, et encore plus pour se questionner sur celui qu’elle devrait occuper. Dès qu’on constate la perte d’espace de la critique et l’explosion des voix sur le web, il est évident que la critique négative se fait rare et timide. D’abord parce que le critique amateur est bien souvent bénévole, et il critique à temps perdu. S’il entre d’un bon pas dans l’édifice bancal de la critique, c’est bien par passion. Amant des lettres, il s’y installe avec le désir de partager, avec la volonté d’enfiler le rôle de passeur. Rares sont ceux qui voudront consacrer leur temps à l’écriture d’un brûlot sur leur dernière lecture durant laquelle ils se sont pris la tête. Cette situation, Mathieu Charlebois, alors corédacteur en chef du blogue Ma mère était hipster, l’explique clairement :

«Quand on a le choix d’écrire sur ce que l’on veut, avec comme seul salaire le plaisir de le faire, on a tendance à privilégier ce qui nous plaît, à avoir envie de partager nos coups de cœur et à vouloir faire connaître des artistes qui nous touchent.»

L’éditorial duquel est tiré cet extrait était en fait une mise au point qui avait été à l’époque essentielle suite à la mise en ligne d’une critique négative publiée à propos d’un premier roman. S’en était suivi un tollé de réactions quant au rôle du critique dans l’écosystème culturel québécois et quant à la nécessité de critiquer négativement certaines oeuvres.

Vous comprendrez que c’est cette tempête dans un verre d’eau qui m’a mené vers la présente réflexion. Parce qu’il y a si peu de critiques négatives; et quand elle existe, la voilà dénigrée, décriée. Est-ce parce que cette dernière n’émanait pas d’une grande institution critique ou médiatique? Ou bien encore parce qu’elle s’attaquait à un premier roman? Ou simplement parce la dissension n’est pas à la mode? Sur ce même premier roman, on pouvait lire quelques semaines plus tard dans Le Devoir : «Bardé de clichés, dépourvu de souffle narratif, [ce] premier pas littéraire a tous les attributs, hélas, d’un faux pas.»

Certains tiendront le discours qu’il vaut mieux ne pas critiquer. Comme si l’abstention en soi était révélatrice pour l’auteur. Comme si on devait nécessairement faire un choix entre l’encensement et le silence. Comme si le critique n’avait pour objectif que de promouvoir une oeuvre ou de s’abstenir à jamais.

Au contraire, je crois qu’il faut concevoir le critique comme chien de garde d’une littérature vivante et mouvementée. Le critique ne vise pas tant à préserver une certaine forme de littérature, mais plutôt à la motiver par un regard sans complaisance, une perspective vraie et informée. De ce fait, autant l’auteur d’un premier roman que celui d’un bestseller de fin carrière ne devraient bénéficier d’un passe-droit. Car si l’écriture est un acte, au fond, bien personnel et intimiste, il en est tout autre de la publication.

Lorsqu’un auteur veut être édité et qu’il est publié, il s’expose à la critique et se doit d’accepter ce regard franc et honnête sur son travail. Sans quoi, on sombre. On sombre dans un univers de béni-oui-oui, de scratch my back and I’ll scratch yours, un monde de complaisance et d’embellie. Un milieu critique fort et intègre ne fera que nourrir l’art sur lequel il s’exprime. Une façon sincère de relever les bons coups et de souligner les échecs. Pour éviter les pièges, il faut d’abord les énoncer. Pour fuir le lieu commun, il faut d’abord le connaître.

Si la preuve de sa nécessité est à la fois si simple et évidente, pourquoi la critique négative se fait-elle si rare? Comme si elle faisait peur, comme si la voix discordante dans ce concert d’éloges littéraires faisait trop mal à entendre. Et pourtant. Elle est si essentielle, tant pour relever les faux pas, que pour contrebalancer les bons coups. Car le regard qui ne fixe qu’une direction reste inconscient de son environnement. Le critique qui ne fait que saluer la bonne littérature perd un peu de vue ce que c’est, au fond, la bonne littérature.

 

Les critiques élémentaires

La possibilité de vivre commence
dans le regard de l’autre.
— Michel Houellebecq, Les Particules élémentaires

Comme la vie est bien faite, parfois. Alors que ce texte se dirigeait lentement vers une conclusion soulevant l’importance, voire la nécessité de la dissension sociale, voilà qu’une pluie d’exemples de ce sur quoi je disserte depuis quelques jours me tombe entre les mains. J’ai moi-même eu l’occasion d’enfiler mon habit de critique pour couvrir quelques représentations lors du Festival TransAmérique (FTA) à Montréal, et compte tenu de mon penchant littéraire, j’ai été l’heureux élu pour assister à l’adaptation du roman Les Particules élémentaires de Michel Houellebecq. Il va sans dire que les attentes étaient grandes puisque la rumeur qui devançait cette représentation était emballée.

Mais compte tenu des prévisions, c’est avec une amère déception que je suis ressorti de ce spectacle qui m’avait laissé perplexe. Un jeu inégal, une mise en scène intéressante sans être novatrice et un texte si calqué sur le roman qu’on regrette presque l’utilisation du mot «adaptation». J’avais bien du mal à corroborer le discours critique qui entourait le spectacle. Bref, ce sont ces sentiments que j’ai mis sur papier et qui ont été publiés le lendemain.

Lors de la parution du texte, je n’avais toujours pas sous la main d’autres critiques de cette même pièce, et il va s’en dire que j’étais curieux de connaître les impressions médiatiques montréalaises quant à cette pièce tant attendue du FTA. Quelle n’a pas été ma surprise que de lire ces dithyrambes dans le Devoir :

«Portée par une jeune distribution de 10 comédiens, le roman phare d’une génération perdue y déploie avec une efficacité redoutable sa grande tristesse et sa profonde dépression par l’entremise d’une délicieuse synchronie du texte, du jeu, de la vidéo et de la musique mis en choeur, et habilement, au service du rythme et de la vraie-fausse profondeur du bouquin.»

Pour ensuite lire dans Voir : «Très fidèle au texte, la version scénique créée par le jeune metteur en scène Julien Gosselin se présente rythmée, structurée et jouissive.» Et finalement de voir titré sur Nightlife.ca : «Les Particules élémentaires est un jouissif coït Houellebecquien». Comme si je n’avais rien compris au truc. Comme si j’étais complètement passé à côté. J’avais pourtant relu le roman de Houellebecq juste avant. Pourtant. Et c’est alors que j’ai moi-même expérimenté la propre conclusion de ce texte. J’ai douté. Je discordais dans le discours. Dissension au paysage. J’étais le mouton noir. Je mettais en doute mes habiletés critiques, ma vision des choses.

Pourquoi? Parce qu’un sombre mécanisme s’opérait autour moi. Celui du consensus. À l’instar de la main invisible d’Adam Smith, le consensus régularise les discours par les temps qui courent. Il est drôle de voir qu’à l’air où les faiseurs d’opinions règnent et où le discours est légitimé à coup d’hyperliens, nos conversations critiques et culturelles se font sous le joug consensuel sous peur d’être autre, d’être vrai. Dans la conclusion de son pertinent ouvrage Why Societies Need Dissent, Cass R. Sunstein affirme :

«They silence themselves, thinking that the others must be right or simply wanting to avoid social disapproval. The tragedy is that the blunders and injustice could be avoided if only people would speak out. Dictators and tyrants, large and small, are usually naked emperors.»

Dans cet essai, Sunstein explique la nécessité de la dissension en société, question de créer une vraie conversation, pour prendre des décisions éclairées. Autant cette dissension est nécessaire, autant le mécanisme consensuel est quasi inné chez l’homme, s’opposer et questionner la position du plus grand nombre n’étant pas l’avenue généralement empruntée.

Une vision trop souvent fleur bleue de l’offre culturelle fait en sorte que la bonne critique se cristallise en un discours, ce qui relègue la critique négative à la marge.

C’est vers ça, j’en ai bien peur, que tend notre discours critique culturel. Une vision trop souvent fleur bleue de l’offre culturelle fait en sorte que la bonne critique se cristallise en un seul discours, ce qui relègue la critique négative à la marge. On préfère l’entrevue préparution ou encore le billet d’humeur de l’humoriste du moment à la critique dite «négative». Alors qu’au fond, l’expression «critique négative» ne devrait pas exister. Il ne devrait pas y avoir de distinction manichéenne, de camps à prendre, de choix à faire.

La critique doit être, point. Elle doit exister, dans toute sa franchise et son intégrité; elle doit être droite et vraie. Parce qu’elle doit tenir son rôle à la fois de chien de garde et de passeur d’une littérature vivante, libre et surtout, essentielle. Vivante par sa prose comme par la force de son propos, une littérature qui bouscule et conforte à la fois, qui nous cerne dans nos plus grandes laideurs et nos beautés bénignes. Une littérature à la fois divertissante et formelle, à la fois plurielle et singulière.

Il faut concevoir la critique comme agent de démocratisation de la littérature, comme catalyseur de passion, mais aussi, et surtout, comme propagatrice d’un regard curieux et franc chez les amants de belles-lettres.