Illustration par David Martineau Lachance

La réalité des fantasmes

À l’essai surle sablier de nos envies érotiques le désir irréel de Patrick Swayze la fertilité de l’imaginaire sexuel Freud, le DSM et la normativité.

No dream is ever just a dream.
Dr. Bill Harford, Eyes Wide Shut

 

Embrasser une femme, un homme. Se faire fouetter. Des lieux publics, se faire surprendre. Désirer une personne inconnue. Se laisser porter par la mer. Un flash d’un visage illuminé par un spot. Surprendre un couple en train de faire l’amour. Voyeurisme. Approcher une personne en voulant qu’il n’existe aucun lieu, aucun temps possible pour arrêter de fourrer. Un anus. Pousser quelqu’un contre un mur. Des mains, des mains, des mains. Toucher pour comprendre l’autre, pour se comprendre et sentir qu’on existe et qu’on n’existe plus à la fois. Une tente, un lit, un tapis, une douche, une piscine, une table, une plage. Dévorer une pêche, le jus qui coule autour de ma bouche. Susurrer des mots à tes oreilles, devant des milliers de regards, et observer ta réaction. Jouer au ping-pong avec la langue d’un autre. Se frencher l’âme. Du froid; des érections, du chaud; des mains humides. Des cheveux, tirés. Des cris. Dominer, violemment ou doucement; attacher, mordre. L’Autre, l’être inaccessible, l’interdit. S’en foutre et laisser entrer. Des creux remplis, vides; remplis, vides; remplis, vides; remplis, vides; remplis, vides; remplis, vides. Être à l’intérieur. Le souffle coupé, le couple soufflé. Une foule. Jouir sans penser qu’il existe une fin au plaisir. Jouir en voyant les autres jouir.

Fantasmer.

 

***

Florence. — Hier, j’ai réécouté Ghost, avec Patrick Swayze et Demi Moore. C’était quand même excellent, sérieux.

Estelle. — Ayoye, je sais. Avec la fameuse scène de la poterie; je pense que je la connais par cœur, sans joke.

Florence. — Dans le fond, c’est vraiment une représentation du fantasme : l’inatteignable, l’impossible. Tsé, une femme qui vit des moments érotiques et amoureux avec un fantôme.

Estelle. — Désirer l’irréel, faire l’amour à une idée, genre. Ben ouais, c’est ça…

***

 

La définition du fantasme réfère à la «représentation imaginaire», puisque les origines étymologiques du mot se rapportent au fantôme et à l’illusion. Il n’a donc, a priori, aucune connotation sexuelle. Dans son essai L’imaginaire (1940), Jean-Paul Sartre traite de la psychologie de l’imagination et de la conscience de soi, et propose de définir la représentation imaginaire comme «une incantation destinée à faire apparaitre l’objet auquel on pense, la chose qu’on désire, de façon qu’on puisse en prendre possession.» En ce sens, le fantasme — dans son sens courant — réfère à une prise de possession du désir érotique, autrement dit à une appropriation de l’imaginaire sexuel.

Maintenant, de quoi est composé, concrètement, cet imaginaire sexuel? Certaines thèses suggèrent, encore aujourd’hui, que l’ensemble des femmes et des hommes entretiennent des fantasmes bien définis. Être Homme, ce serait fantasmer l’affirmation phallique, la passivité, le voyeurisme; être Femme ce serait s’imaginer la sentimentalité, la désirabilité sexuelle, la soumission volontaire. Est-ce réellement aussi simple? Nous vous proposons ici de voir plus loin, d’explorer un peu, de nous interroger sur la réalité du fantasme.

Si nous ne tenons pas pour acquis qu’un fantasme est rigide et dicté par des normes sociales déterminantes, comment, alors, devons-nous concevoir l’imaginaire sexuel? Nous enfoncerons ensuite la réflexion en territoire inconnu : faut-il vivre pleinement ses fantasmes ou simplement les imaginer?

 

Les facettes du fantasme

Le fantasme, bien qu’il soit personnel, n’est pas pour autant univoque. D’abord, l’imaginaire sexuel d’un individu peut être transgressif; dans ce cas, il rompt tantôt avec les normes, les tabous, et les codes religieux, tantôt avec la bienséance, les stéréotypes de genres et les clichés sexuels. Pour d’autres, l’idée fantasmatique peut aussi s’avérer impossible : retrouver Jennifer Lawrence ou Leonardo DiCaprio dans son lit est improbable, mais on peut toujours espérer — entrer en rapport charnel avec Dieu, on peut toujours s’imaginer. Il y a aussi tout un imaginaire du possible; ce genre de fantasme peut impliquer une personne spécifique, accessible et attirante, ou encore un geste érotisé, ou un moment illusoire qu’on trouve affriolant. Le fantasme n’est pas nécessairement une idée dont on n’a pas fait l’expérience; il peut s’agir d’un scénario réalisé, et ensuite gardé en tête comme souvenir fantasmatique — un idéal excitant qu’on espère reproduire, et qu’on se plaît à revivre intérieurement.

Bref, le fantasme — même s’il n’est pas tangible — existe dans nos réflexions. Tel un tremplin de la conscience, il peut être refoulé, accepté, refusé, concret, abstrait, nommé, privé, acté, intériorisé, extériorisé, oublié, rêvé, manipulé, et ainsi de suite. C’est à mesure que nous nous imaginons, à notre manière, une sexualité, que se dévoilent les multiples facettes du fantasme.

 

Les rêves et l’imagination, ou comment fantasmer

 

***

Dr. Howard Mierzwiak. — There’s an emotional core to each of our memories, and when you eradicate that core, it starts its degradation process. By the time you wake up in the morning, all the memories we’ve targeted will have withered and disappeared as in a dream upon waking.

Joel Barish. — Is there any risk of brain damage?

Dr. Howard Mierzwiak. — Well, hum, technically speaking the procedure is brain damage.

{Extrait du film Eternal Sunshine of the Spotless Mind.}

***

 

Nos rêves, connus ou non, peuvent être générateurs d’énergies sexuelles.

Lorsqu’on fait un rêve érotique, quand on se réveille et que soudainement les images disparaissent de notre fil conscient de pensée, il peut s’avérer difficile de saisir pleinement nos désirs. Certains rêves sont inaccessibles, trop fugaces pour qu’on puisse les garder en souvenir; d’autres demeurent, habitent nos pensées pendant quelque temps. Dans tous les cas, ils pourront prendre les formes d’un fantasme qu’on construit à mesure qu’on y réfléchit consciemment. Réfléchir à un rêve et en faire ressortir un fantasme est donc possible, même si les aventures de notre sommeil ne nous semblent plus accessibles. Jacques Brel chantait d’ailleurs, dans La quête : «Rêver, un impossible rêve.» Nos rêves, connus ou non, peuvent être générateurs d’énergies sexuelles.

C’est à mesure que nous nous imaginons, à notre manière, une sexualité, que se dévoilent les multiples facettes du fantasme.

***

Estelle. — Mais toi, sur quoi tu fantasmes?

Annie. — Mon chum…

Estelle. — Ok… Ben, explique-moi les contextes que tu te crées!

Annie. — Ben… dans la chambre… dans notre lit. Je l’imagine me toucher, me pénétrer.

***

 

Est-ce possible de n’être en mesure de générer des fantasmes qu’à partir d’images réellement vécues? Peut-être, mais instinctivement, un mot nous vient en tête : déni. Permettez-nous alors d’expliquer notre instinct.

Lorsqu’ils sont évalués en fonction des bases normatives (relevant de la psychanalyse ou du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux), les fantasmes qui sortent du cadre de l’hétérosexualité amoureuse et du couple monogame sont — encore aujourd’hui! — souvent décrits comme des formes de perversion. Ce doit être une des raisons pour lesquelles les gens refoulent leur imaginaire fantasmatique et vivent inconsciemment leurs idées et leurs désirs érotiques. Comme certaines personnes se sentent facilement hors normes, et donc fautives, elles peuvent en arriver à se contenter de fantasmes plus «accessibles», d’un point de vue normatif. Le fantasme de l’infidélité, en ce sens, est peut-être plus fréquent parce qu’on peut, paradoxalement, se sentir plus libre de le concrétiser.

Si on avait une plus grande ouverture d’esprit à l’idée des fantasmes, il serait peut-être plus facile pour chaque individu d’en vivre, d’en concevoir, et d’en communiquer, même. Comme on a l’impression que la sexualité, la nôtre et celle des autres, nous met à risque et expose notre vulnérabilité, on en vient à se contrôler, voire à s’imposer des schèmes sexuels restrictifs. À travers cette restriction, on peut en venir à se sentir coincés entre nos volontés fantasmatiques et les attentes sociales auxquelles on est confrontées. Si toutes et tous étaient capables de reconnaître leurs fantasmes, sans nécessairement les vivre — parce que ce n’est jamais une obligation — ne seraient-ils pas plus libres? Parce que nous manquons souvent d’espace et d’outils pour vivre — à l’intérieur comme à l’extérieur de nous — notre imaginaire sexuel, nous ne nous permettons pas d’exprimer librement notre sexualité. Et c’est un processus qui, en fin de compte, pourrait nous permettre de mieux vivre, tant individuellement que de manière relationnelle.

 

La réalisation

Lorsqu’on réalise nos fantasmes, plusieurs options s’offrent à nous. Il y a la possibilité de n’en réaliser qu’un seul, l’ultime fantasme. Autrement, on peut en réaliser quelques-uns, minutieusement choisis, en gardant jalousement les autres. On peut aussi chercher à les réaliser tous un après l’autre, jusqu’à ce que les idées se soient épuisées, tels les grains de sable d’un sablier.

Parce que nous manquons souvent d’espace et d’outils pour vivre — à l’intérieur comme à l’extérieur de nous — notre imaginaire sexuel, nous ne nous permettons pas d’exprimer librement notre sexualité.

L’idée de la réalisation du fantasme semble porter le sourire aux lèvres des gens, alors qu’ils le conçoivent comme une éventualité coquine, sexuelle, et qui est susceptible de faire l’envie des autres. Tout ça peut paraitre ludique lorsqu’on en discute candidement avec nos ami-e-s; s’imaginer concrétiser notre imaginaire sexuel nous aguiche, nous excite et nous donne envie d’aller voir ce qui s’y ca che. Une fois la chose faite, par contre, on n’y retrouve pas nécessairement le buzz espéré, il n’en ressort pas pour autant des émotions positives. Si la réalisation d’un fantasme peut parfois provoquer un sentiment d’émancipation, elle peut tout autant générer le stress et l’amertume chez un individu.

La réalisation des fantasmes s’inscrit dans une concrétisation de nouvelles «premières fois», chacune menant à son lot de sentiments controversés. Évidemment, il existe des réalisations suivies d’un sentiment d’accomplissement, une «victoire sexuelle narcissique saine». On peut vouloir appeler les gens qui nous sont les plus proches, voire nos parents si les autres ne répondent pas, pour leur raconter notre satisfaction. On peut avoir envie de publier sur Facebook en identifiant les personnes impliquées dans cette réalisation, juste pour que le monde entier soit au courant. Dans ce cas, le fantasme est synonyme de libération, d’un trop-plein qui existait peut-être depuis trop longtemps, et qui est finalement relâché. Bref, le fantasme vécu positivement s’apparente à la vision d’un feu de Bengale sur un gâteau au premier anniversaire d’un nouveau né : rien n’a jamais été aussi impressionnant. Pleurer de bonheur ou de peur? On ne sait plus, mais c’est l’heure des rires, des cris, d’une joie profonde; c’est l’heure du self-five.

Il est aussi possible qu’on soit dépassé par l’événement fantasmatique. On peut penser être allé trop loin, potentiellement à cause des tabous associés à certains fantasmes. Par exemple, nombreux sont les hommes qui — malgré leurs fantasmes — se sentent malaisés d’être dominés, attachés, humiliés ou pénétrés par les femmes, au plan sexuel. Le comportement inverse, homme envers femme, est pourtant culturellement valable et accepté. On n’a qu’à penser au récent succès du roman de E. L. James, Cinquante nuances de Grey, qui représente bien cette réalité. Or, jouer avec les pouvoirs peut être bandant, autant pour l’homme que pour la femme. (Oui, les clitoris et les vulves s’érigent, aussi.) Parallèlement, les femmes peuvent aussi se sentir malaisées, par exemple, en se faisant éjaculer au visage, simplement parce que le «come shot» est devenu un cliché de l’industrie pornographique. D’un côté comme de l’autre, les fantasmes sont valables et réalisables, mais toutes et tous courent le risque de sombrer dans le regret pour quelque temps, jusqu’à ce que leurs malaises se dissipent.

Il se peut que certaines réalisations de fantasmes mettent à risque un équilibre personnel ou relationnel. Si, par exemple, dans un contexte monogame, un couple décide ensemble d’élargir sa sexualité, et donc de vivre des fantasmes communs, il peut n’y avoir aucun problème. Il se peut même qu’il y ait du plaisir et de nouvelles réalisations intéressantes qui n’auraient pu être vécues dans d’autres contextes. Par contre, lorsqu’on a des fantasmes qui sortent du cadre monogame fidèle, un partenaire peut prendre d’une façon négative le fait qu’on ait réalisé un de nos fantasmes sans lui ou sans elle.

Il y a aussi le fantasme non-réfléchi. Sans jamais avoir besoin de penser à un fantasme quelconque, il est possible qu’on en vive. Par exemple, frencher une personne du même sexe dans un bar, alors que notre toune du moment joue «à planche». Événement fantasmatique soudain, mais qui sera découvert a posteriori. Au moment de l’événement, on «capote», on rit, on s’expose. Et puis on retourne chez soi et on y repense. Alors l’idée prend forme dans l’imaginaire; voilà un fantasme réalisé sans même l’avoir désiré avant l’acte. De nos soirs, plusieurs fantasmes inimaginés et euphories sexuelles se réalisent.

De nos soirs, plusieurs fantasmes inimaginés et euphories sexuelles se réalisent.

 

L’abstention

 

***

Florence. — Toi Martin, penses-tu qu’on devrait réaliser nos fantasmes ou non?

Martin. — Fuck non man, à chaque fois que j’en réalise un je deviens de plus en plus fucké.

***

 

Certaines personnes sont pleinement conscientes des fantasmes qui les habitent et choisissent délibérément de ne pas les réaliser, ce même si elles sont pleinement en mesure de le faire. Souvent, il semble que la réalisation d’un fantasme les mènerait nécessairement à la création de nouveaux fantasmes plutôt qu’à un crochet de plus dans une check-list déterminée et limitée. Le vide créé par la concrétisation doit toujours être comblé par une nouvelle envie. Le sablier des fantasmes étant vidé d’un de ses compartiments, peut être renversé. On peut avoir soudainement peur de ce qui pourrait suivre, que le prochain fantasme dépasse les limites de ce qu’on est capable d’accepter dans sa sexualité. C’est la peur de la perte de contrôle sur soi. Bref, l’action de fantasmer demeure pour certains quelque chose comme un loisir, comme un film qui se déroule dans la tête, et là seulement. Or, maintenir le sablier à l’horizontal peut donc correspondre à un équilibre fantasmatique interne, où il est possible de prendre le temps de réfléchir à nos désirs et nos limites, et les placer du bon côté du sablier avant d’entreprendre une réalisation sexuelle quelconque. Le concept du sablier des fantasmes est métaphorique parce qu’on peut le contempler tel un objet manipulable. La décision m’appartient de le renverser, partiellement ou complètement, ou aucunement. Le fantasme, et donc, le sable dans le sablier, sont fluides.

 

Fantasmer, soi-même et pour soi

 

***

Une femme est enseignante à l’école primaire. Un matin, elle propose à ses élèves de faire une activité de visualisation.

Enseignante. — Ok tout le monde, on s’assoit et on se détend, et on ferme les yeux. Imaginez-vous un lapin blanc dans la forêt.

Plusieurs élèves se concentrent, alors que d’autres semblent plutôt s’agiter.

Enseignante. — Maintenant, ouvrez les yeux. Levez la main, et racontez aux autres ce que vous avez vu, ce que vous avez imaginé.

Plusieurs élèves, à la surprise de l’enseignante, expriment la même chose.

Élève. — Mais je ne voyais rien, c‘était noir!

***

 

Aujourd’hui, les représentations de la sexualité sont nombreuses et relativement accessibles. Les appellations Pornhub, Redtube, Instagram, Facebook et Tinder vous rappellent-elles quelque chose d’érotique? Fort probablement, et c’est normal, puisque vous êtes libres de vous représenter la sexualité comme bon vous semble. Il est aussi vrai que tout un chacun se sent, de manière générale, de plus en plus libre d’être actif sexuellement; on se met à nu devant l’autre et on réalise — complètement chez certains, partiellement chez d’autres — sa sexualité.

À la lumière de ce constat, revenons au concept du fantasme, à l’imaginaire sexuel. Alors que nous avons accès à d’innombrables images, idées et fantaisies provenant du web, au possible et à l’impossible d’Hollywood, à cet ensemble de représentations préconçues nous venant des plates-formes communicationnelles qui produisent à notre place, comment pouvons-nous vraiment être certains que nous réalisons nos fantasmes? Le fantasme tel que nous nous le concevons, ce désir imaginé de toutes pièces, ne serait-il pas mort? N’aurions nous pas déjà crié «Le fantasme est mort!», et par conséquent «Vive le fantasme!»?

Dans une société où la consommation passe majoritairement à travers le verre (télévision, ordinateur, téléphone cellulaire, vitrine de commerce, etc.) afin de devenir une représentation imagée, il devient plus difficile d’imaginer, de se créer intérieurement un imaginaire sexuel. La surconsommation de l’image peut nous brimer dans nos talents créatifs, et donc dans la création de nos fantasmes.

Oui, le fantasme peut se réaliser avant même d’avoir été réfléchi. En ce sens, le véritable fantasme, celui qui est généré de toutes pièces, n’est pas entièrement défunt. Par contre, si on ne se construit pas ses propres envies et désirs, on s’oublie. Il ne s’agit pas d’éviter toutes les envies fantasmatiques prédéfinies dans notre environnement communicationnel. Il s’agit de réfléchir aux fantasmes pour soi, de mettre le doigt sur ce qui nous touche — autant virtuellement que physiquement — et sur les limites personnelles qu’on souhaite établir par rapport à ce flot incessant d’images qu’on reçoit, souvent malgré nous.

En fin de compte, il est sain de réfléchir aux désirs qui sont possibles de vivre et à ceux qui ne le sont pas, pour soi. Que cet imaginaire sexuel soit en concordance ou en divergence avec votre vie réelle, vous êtes tout-à-fait libres de posséder, à votre manière, les fantasmes qui sont les vôtres. Au fond, qu’on réalise ou non ces idées érotiques est sans importance. Il s’agit de ne pas réprimer la fertilité de son imaginaire sexuel et de le cultiver librement.

Les horizons fantasmatiques, somme toute, sont peut-être trop complexes pour en faire un véritable tableau. Si nous ne pouvons vous dire ce que vous devriez faire avec votre imaginaire sexuel, nous vous disons au moins ceci :

Surtout, fantasmez.

Il s’agit de ne pas réprimer la fertilité de son imaginaire sexuel et de le cultiver librement.